Les malfaçons sur un chantier : comment se protéger ?

La construction d’une maison est un projet d’une grande envergure pour la majorité des Français. Il s’agit parfois même d’un projet de vie. Cependant, le constat est que chaque année, 10 à 15% des travaux de construction ou de rénovation ne se déroulent pas dans des conditions optimales. En effet, les cas de malfaçons sont fréquents et créent d’autres problèmes aux propriétaires qui doivent faire face à des litiges. Pour éviter de devoir faire face à une telle situation, il est important de redoubler de vigilance lors du lancement des travaux. Il est important de respecter certaines règles de façon scrupuleuse.

Le choix de l’artisan et le contrôle de l’assurance décennale

Pour choisir un artisan ou une auto-entreprise dans le cadre de la construction de votre maison, vous devez faire un sérieux tri parmi les nombreux spécialistes se trouvant sur le marché. La première chose à faire est d’exiger leurs attestations d’assurance.

Les deux attestations principales à vérifier sont la responsabilité civile professionnelle et l’assurance décennale. C’est cette dernière qui engage la responsabilité des professionnels contre d’éventuelles malfaçons pendant 10 ans après la livraison du chantier.

Le rôle de cette garantie obligatoire pour le constructeur est de lui permettre de supporter les coûts des réparations de toute malfaçon observée durant les 10 premières années après achèvement des travaux. Sur des sites spécialisés tels que https://www.mon-assurance-decennale.fr, les artisans peuvent demander un devis directement sur la plateforme et obtenir une assurance à un tarif avantageux.

S’assurer que le professionnel à qui vous confiez votre chantier dispose de la garantie décennale est très important. En cas de malfaçon, vous pouvez exiger une réparation de votre bien par le constructeur.

Pour rappel, la malfaçon est une anomalie survenue dans le cadre de l’exécution du projet de construction. Le constructeur est responsable de ces défauts et est obligé de les réparer. Pour faire face aux malfaçons après les travaux, vous devez respecter plusieurs étapes. Vous devez émettre des réserves à la réception, demander des réparations au constructeur, puis saisir les tribunaux en cas d’absence de réponse de la part de l’artisan.

Souscrivez à une assurance dommages-ouvrage

Bien que le constructeur soit responsable en cas de malfaçons, il est également important que le particulier souscrive à une assurance dommages-ouvrage. En cas de litiges, vous risquez de faire face à de longues procédures judiciaires, puisque les assurances décennales des principaux acteurs ayant travaillé sur votre chantier se jetteront la faute mutuellement. Avec la souscription à une assurance dommages-ouvrage, vous pourrez être indemnisé des préjudices liés aux éventuelles malfaçons, sans rechercher la responsabilité des différents intervenants sur le chantier.

Restez vigilant lors de la réception des travaux

Cette étape est très importante, car c’est à cet instant que vous acceptez l’ouvrage avec ou sans réserve. Il est essentiel de faire attention et de se munir de certains documents techniques pour s’assurer de la conformité de l’ouvrage avec les normes en vigueur, car certains défauts sont difficiles à déceler au premier coup d’œil. Vous pouvez en ce sens vous faire accompagner d’un professionnel pour le contrôle.

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